| Mesdames, Messieurs, cher(e)s ami(e)s, En cette rentrée 2011, le débat sur l'avenir de nos territoires se poursuit, dans le cadre du projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI). En effet, aux termes de la loi de réforme territoriale du 16 décembre 2010, chaque département français doit adopter avant le 31 décembre 2011 un Schéma Départemental de Coopération Intercommunale. Ce SDCI est destiné à favoriser les rapprochements et les coopérations entre nos différentes collectivités, à supprimer les structures devenues inutiles ou obsolètes et à rattacher les dernières communes isolées à une structure intercommunale. Il est élaboré en coproduction par le Préfet et par les élus, réunis dans une Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI). Depuis la présentation du projet initial par le Préfet le 22 avril dernier, toutes les collectivités locales des Bouches du Rhône ont donné leur avis sur ce schéma. Pour ma part, ainsi que j'avais eu l'occasion de vous l'indiquer dans une précédente lettre au mois de juin dernier, je me suis prononcé très clairement en faveur de la transformation de MPM en métropole au sens de la loi du 16 décembre 2010. Désormais, il appartient à la CDCI de se prononcer sur le projet du Préfet, et éventuellement, de le modifier en adoptant des amendements à la majorité des deux tiers de ses membres. C'est dans ce cadre que j'ai adressé un courrier à l'ensemble des membres de cette CDCI que je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint. J'y rappelle que ce projet, bien qu'insuffisant, est une première avancée vers une meilleure coopération entre nos différentes collectivités. Même si le terme de « Grand Marseille » est utilisé pour faire peur et véhiculer des mensonges quant à une hégémonie de Marseille sur les autres communes, je demeure convaincu qu'il faut poursuivre le combat politique en faveur d'un « Grand Marseille ». Je suis heureux de constater que ce fait métropolitain, qui est une réalité pour tous nos concitoyens, commence à s’imposer chez les responsables politiques. Car ne nous y trompons pas : les habitants de nos communes vivent déjà depuis longtemps à l’échelle de la métropole. Leurs habitudes de vie, de déplacements, de travail ou de loisirs n’ont que faire de frontières administratives qui remontent, pour la plupart, à Napoléon. Ils font d’ailleurs régulièrement l’expérience des défauts de cet espace trop divisé. Dans ce contexte, j'ai été rejoint cette semaine par les partenaires sociaux, réunis dans le collectif « Mon Entreprise, Ma Ville », qui ont signé un appel intitulé « Non au pôle métropolitain, Oui à la métropole ». Les contours qu'ils évoquent dans ce texte (ci-joint) sont ceux du Grand Marseille pour lequel je plaide depuis plus de deux ans. Petit à petit, l'idée avance, les esprits s'ouvrent et les solutions se dessinent. L'idée du « Grand Marseille » progresse. Ensemble, nous aurons l'occasion dans les prochains mois, de poursuivre cette action au service de l'avenir de nos territoires. |