LA CIOTAT:actualité politique,sociale,culturelle et économique de la Ciotat

CONSEIL MUNICIPAL
LUNDI 20 DECEMBRE 2010 à 18H30.
Le dernier conseil municipal de l'année.
32 questions à l'ordre du jour. Cette année, dans la hotte du père Noël déguisé en magicien, des cadeaux, des joujoux par milliers: de la vaseline en grande quantité, la panoplie du parfait cambrioleur, des livres très instructifs ( " Comment pénétrer par effraction ", " la vraie-fausse convention ", " Ni vu, ni connu, je t'embrouille ", " Comment faire prendre des vessies pour des lanternes ", "Dormez bien les petits, le marchand de sable est passé."...).
Trois acteurs principaux:
Monsieur Le Maire- UMP.

Karim GHENDOUF -Opposant communiste.
Jean-Pierre REPIQUET- Opposant socialiste.
Quelques acteurs secondaires: M. COZZOLINO, Mme C. ABATTU, M. Jean-Louis TIXIER.
FINANCES: Débat d'Orientation Budgétaire 2011 et autorisation de mandatement des dépenses d'investissement. Exercice 2011.:
M. Le Maire, qui se lance dans un long exposé d'un quart d'heure, fait remarquer qu'il s'agit de la 10 ème orientation du futur budget; que la ville est apaisée, sereine et fière grâce aux réalisations de la majorité en place depuis 2001. Tout est fait pour favoriser le développement économique..Le redéveloppement économique crée des emplois. Il faut se féliciter de la construction de nouveaux logements (900 logements sociaux en 10 ans). Que dire des nouveaux services rénovés: Commissariat de police, futur hôpital, les services sociaux.. Le taux d'imposition de la ville est maintenu depuis 2000. C'est maintenant le 9 ème salon nautique. Au 31 décembre 2010, la dette communale est de 69, 4 millions d'euros, en diminution. Monsieur BORE appelle un emprunt de 2,5 millions d'euros. Le remboursement de la dette est de 8,5 millions d'euros. S'agissant du Parc National des Calanques: une rencontre a eu lieu, il y a une semaine, avec Monsieur Le Préfet.
Jean-Pierre REPIQUET, en accord avec M. Karim GHENDOUF, note que la ville rencontre une période d'austérité . Elle doit rembourser une dette d'environ 70 millions d'euros sur 11 ans. Alors que Marseille est capitale de la Culture en 2013, à La Ciotat, on s'y prend mal. Un adjoint de la majorité interpelle M. REPIQUET, lançant à la cantonade que ce discours est celui d'un candidat aux élections cantonales de mars 2011. Il demeure qu'en 2011, la ville doit rembourser une dette de 5,4 millions d'euros. Le pourra-t-elle ? On constate toutefois que la ville se replie sur elle-même et que les réalisations suivantes: caserne des pompiers, collège Jean Jaurès ne sont pas le fait de la ville mais celui du département.
M. Karim GHENDOUF note qu'à la crise économique s'ajoute la récession; les perspectives européennes sont plutôt négatives. Il lit un texte, une diatribe contre les choix de la majorité municipale...Un discours " réchauffé ". Au niveau local, les impôts ont progressé de plus de 22% en 6 ans; cette progression est la plus forte du département. Il cite le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes pour fustiger la mairie..Les taux d'imposition à La Ciotat sont supérieurs à ceux des villes avoisinantes. Le désendettement signifie " le bradage " du patrimoine communal: 16 millions d'euros est le montant réalisé par la ville qui a cédé une partie de son patrimoine de 2006 à 2009..La ville se vend aux promoteurs immobiliers..Attaques en règle, redites, "enfonçage" de clou ... Le remboursement du capital serait supérieur à celui de l'épargne. Citant la Chambre Régionale des Comptes: les dépenses de fonctionnement sont plus élevées à La Ciotat que celles des villes voisines. La ville ne soutient pas assez la vie associative et la vie culturelle. Rien pour les quartiers, rien pour le sport..Hués dans les rangs de la majorité pour interrompre une longue litanie..Il concluera par un " Mettez-vous sérieusement au travail ! " Ce qui déclenchera l'ironie de la majorité municipale.
Monsieur Le maire corrigera le discours de M. GHENDOUF, empreint selon lui de polémique et de mensonges, notamment en matière de trasnferts vers la CUM depuis 2000: eau, assainissement, restauration scolaire..ce qui est exact. Quant au remboursement du capital d'une dette, celui-ci doit être couvert par des fonds propres. La ville a renégocié la dette et ce ne fut pas aisé, en obtenant des résultats substantiels, alors que les contrats étaient léonins. Les taux ont été diminués, de 7,85% à l'origine pour être portés à l'heure actuelle à 4,85%. La Ciotat n'a jamais été une ville de Culture, essentiellement orientée vers la construction navale. La municipalité a pour ambition d'en faire aussi une ville culturelle.
PATRIMOINE: Approbation des comptes rendus d'activités de Marseille Aménagement et Réhabilitation de l'ancien hospice Saint-Jacques par la SOGIMA:
La réhabilitation du centre ville a été confiée à Marseille Aménagement, selon le PRI du centre ville.
Mme C. ABATTU se lance, comme elle l'a déjà fait dans le passé, dans une attaque en règle contre les constructions à La Ciotat..Trop c'est trop..Une indigestion..A quoi cela sert-il ? Il n'y a pas de rélles améliorations dans le centre ville.. C'est RATATOUILLE c'est-à-dire saleté et présence de plus en plus de rats..Il n'existe pas de rélele volonté politique. S'agissant de l'ancien collège Jean Jaurès, elle regrette les choix faits par la majorité: logements et commerces au lieu d'en faire une maison de la Culture..L'ancien collège est très cher au coeur des Ciotadens et des Ciotadennes..Selon elle, les Ciotadens regrettent ce choix.
M. COZZOLINO invite la majorité à s'exprimer avec courtoisie et respect, ce qui n'empêche pas l'humour. Le fait majoritaire ne doit pas impliquer le mépris et les " noms d'oiseaux ". Selon lui , le PRI n'a pas répondu à ses attentes; au centre ville, il ne se passe rien. Si la ville semble bien s'occuper du " contenu ", il conviendrait aussi de se soucier du " contenant ".
M. MATTEI prend la parole et martèle que la réhabilitation du centre ville et en particulier le Carré Saint-Jacques, et l'ancien collège Jean Jaurès aura pour vocation de voir s'installer des artisans d'art car il faut que le centre soit attractif, devienne un lieu de visite et pas seulement une offre commerciale.
Monsieur BORE souligne que la politique de propreté dans le centre ville est en marche. Ce n'est pas un vain mot. Les contrevenants sont pourchassés par les agents de la CUM. Le projet de réhabilitation du Carré Saint-Jacques a été retardé par les fouilles archéologiques ( plus de 2 ans). Le chantier est confié à la SOGIMA.
Monsieur Jean-Louis TIXIER, adjoint à la culture, est soucieux de donner de la ville une image culturelle..Pas seulement en participant à la manifestation Marseille, capitale de la culture en 2013, mais en organisant un parcours culturel qui devrait passer par l'installation souhaitée d'artisans d'art..
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