LA CIOTAT:actualité politique,sociale,culturelle et économique de la Ciotat
29 questions à l'ordre du jour. Un conseil municipal orienté principalement sur les FINANCES et en particulier le budget primitif 2009.
Le budget primitif 2009 a été adopté avec une croissance de la section de fonctionnement de plus de 1,43%.
Les principales recettes sont dues aux impôts locaux: 46%.
Les principales dépenses sont générées par le personnel: 33,5%.
Les impôts locaux ne couvrent pas entièrement les frais de personnel.
La dette de la commune en 2009:
- Au 1er janvier 2009: 77.000.000 €,
- Au 31 décembre 2009: 73.000.000 €.
Des tableaux, des graphiques défilent. La presse ne peut pas suivre; la prise de notes ne suffit pas, l'on photographie l'écran. Les deux jounalistes de La Provence et de La Marseillaise, pour la première fois, attablés confortablement, peuvent dans la douceur, sucer quelques bonbons. Une première !
Dans la salle, le public, peu passionné généralement pour les chiffres, toussote.. un vrai sanatorium...
M. REPIQUET, toujours aussi mal aise à l'oral, tente une sortie par "un air de déjà vu", petite phrase à l'attention de la presse car ça ferait bien que son nom y apparaisse le lendemain. Comme d'habitude, il lit ses notes, chewing-gum en bouche... un air de déjà vu.
La dette a plus de vingt ans (référence à la période LAFOND) ; la ville est dans le rouge. Les ciotadens sont dans l'attente de logements très sociaux. Le pouvoir d'achat est en baisse. Il n'y a eu aucune concertation avec les élus d'opposition, lors de l'établissement du budget. Il s'agit d'un mauvais budget qui ne sera voté par son groupe.
M. GHENDOUF, plus à l'aise que M. REPIQUET, bon élève, reçoit les félicitations du professeur BORE. Il lit d'abord ses notes parfaitement rédigées, logiques et cohérentes.
Il s'inquiète de la suppression de la taxe professionnelle en 2010, selon l'annonce du chef de l'Etat. Cette taxe constitue une ressource de 8,4 millions d'euros, à La Ciotat.
Il déplore une augmentation des dépenses de fonctionnement et des impôts locaux (> 21,% en 4 ans). Le taux des impôts locaux, à La Ciotat, est exhorbitant. La dette LAFOND pèse lourd chaque année. Lépargne nette est négative. L'impôt communautaire coûte cher à la ville.
La commune vend son patrimoine public et les équipements.
M. BRISCAS ironise en qualifiant M. GHENDOUF de Pinocchio.
L'emprunt constitue une fuite en avant et pousse la ville à la quasi-faillite.
Le désendentement est quasiment faible depuis 2001.
M. MATTEI interrompt M. GHENDOUF; il l'interpelle en ironisant.
Le maire répond par la restructuration du quartier de l'Abeille en projet, par les 72 places supplémentaires de crèche, par sa grande préoccupation de fournir des logements sociaux et déplore, à juste titre, que le contingentement ville ne soit pas aussi important. C'est la ville qui fait l'effort de construire des logements sociaux, bien au-delà d'une simple obligation légale, cependant c'est le Préfet et les bailleurs sociaux qui raflent la mise, dépossédant la ville d'une imporante attribution de logements aux ciotadens. C'est la préférence ciotadenne et la maîtrise du terrain.
Tous les maires sont solidaires des décisions prises par la CUM, depuis la présidence de M. CASELLI.