LA CIOTAT:actualité politique,sociale,culturelle et économique de la Ciotat

LES CIOTADENS PARLENT AUX CIOTADENS
QUESTIONS POUR UN PARC
LETTRE A Mme C. JOUANNO
Le parc du Mugel ( La Ciotat) en feu-juillet 2010.
Bessie NOVI LA CIOTAT le, 10.09. 2010
Secrétaire de l’association
« Questions pour un Parc »
Chemin de le Vigie
13600 LA CIOTAT
A
Madame Chantal JOUANNO
Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie
Hôtel de Roquelaure- 246, Boulevard Saint-Germain
75007 PARIS
Madame la Secrétaire d’Etat.
Nous nous sommes entretenues le 15 juillet dernier à l’occasion de votre tour de France estival à MARSEILLE.
Je vous ai alors posé cette question : Pourra-t-on installer des panneaux solaires photovoltaïques ou des éoliennes dans le futur Cœur de Parc National des Calanques ?
Vous m’avez alors répondu spontanément affirmativement.
A la sortie de cette réunion, je me suis retrouvée face à Monsieur LAFOND, Directeur du GIP des Calanques.
Après avoir échangé quelques commentaires sur la réunion, je lui ai posé la même question que je venais de vous poser, à savoir sur la possibilité d’installer des éoliennes et des panneaux photovoltaïques à l’intérieur du Cœur de Parc, et lui ai fait part de votre réponse à ce sujet.
A ma grande surprise il m’a répondu : « Madame JOUANNO ne connaît pas son sujet; et moi, je vous affirme qu’il sera strictement interdit de pratiquer ce genre d’installations dans le Cœur de Parc des Calanques ! "
Pourtant ces installations relèvent d’une écologie durable que vous encouragez !
Je vous demande par la présente de bien vouloir m’éclairer sur ce sujet.
Je ne manquerai pas de rapporter votre réponse auprès de mes collègues adhérents et riverains qui sont très attachés à leur quartier qu’ils ont défendu bec et ongles lors des grands incendies de forêts de 1980 et 1989, qui avaient ravagé des milliers d’hectares de pinèdes et de garrigues. Les parties sauvegardées sont le résultat de longues années d’une politique de prévention et de prévision de la part de ces riverains.
Il est prévu, dans l’avant projet de charte, que nos propriétés soient englobées dans le Cœur de Parc. Notre principale crainte est de nous voir chassés de nos propriétés que nous avons pourtant défendues, sauvées et préservées, pour y voir s’implanter des « Maisons du Parc » qui prôneront la préservation des lieux au nom d’une écologie de substitution.
Dans l’attente d’une réponse, que j’espère rassurante, je vous prie, Madame la Secrétaire d’Etat, de croire à l’assurance de ma très haute considération.
Bessie NOVI.