A l'appel de Greenpeace, quelques dizaines de Marseillais se sont badigeonnés de faux mazout (photo Greenpeace)
Du pétrole à Marseille. L'info avait fait les gros titres en décembre 2011 lorsque les compagnies anglo-saxonnes Melrose Mediterranean Limited (MML), filiale deMelrose Resources plc, et Noble Energy avait confirmé leur intention de forer un puits d'exploration offshore au large des côtes marseillaises et toulonnaises.
Le dossier semblait dormir dans un des deux ministères, celui de l'Industrie et celui de l’Écologie (occupé désormais par le premier ministre François Fillon depuis que sa titulaire Nathalie Kosciusko-Morizet a démissionné pour se consacrer à son rôle de porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy), où ils ont été déposés en juillet 2010. Les compagnies demandent un prolongement de cinq ans de leur permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux, obtenu en novembre 2002 par la société TGS-Nopec et transféré en juillet 2005 à MML pour cinq ans.
Ce permis a été baptisé "permis de Rhône maritime" (P 569 dans la nomenclature destitres miniers d'hydrocarbures ) et constitue la première exploration dans le golfe du lion.
Dans une question écrite posée par le député Simon Renucci (Corse-du-sud) le 25 octobre 2011, le ministère d’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, répondait le 17 janvier 2012 que "le renouvellement de ce permis est en cours d'instruction pour une décision ministérielle attendue d'ici début 2012. Dans le cadre de l'actuel titre minier et en conformité avec l'article L. 142-6 de la partie législative du code minier, la société Melrose a obtenu, le 3 août 2010, l'autorisation préfectorale de mener des travaux de recherche consistant en une campagne géophysique sur le plateau continental au large des départements du Var et des Bouches-du-Rhône, à environ 30 km des côtes. L'article susmentionné précise qu'à la date d'expiration de la période de validité en cours, s'il n'a pas été statué sur la demande de prolongation, le titulaire du permis reste seul autorisé, jusqu'à l'intervention d'une décision explicite de l'autorité administrative, à poursuivre ses travaux dans les limites du ou des périmètres sur lesquels porte la demande de prolongation."
Une autre question écrite a été adressée le 14 février 2012 à l'Assemblée nationale par le député Eric Diard (Bouches-du-Rhône) mais n'a toujours pas obtenu de réponse.
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