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LA CIOTAT:actualité politique,sociale,culturelle et économique de la Ciotat

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LA MER et le PARC NATIONAL DES CALANQUES.

 


LES CIOTADENS PARLENT AUX

CIOTADENS

 

 

 

 

LA MER ET LE PARC NATIONAL DES CALANQUES

 

 

Il s'agit d'une lettre de M. Robert ALLIONE, Président du Conseil Consultatif régional de la Mer.

 


 

" Le comité de pilotage et l’assemblée générale de notre Conseil du 16 juin dernier ont décidé que les prochains travaux porteraient sur l’élaboration de  recommandations sur la pêche professionnelle et sur le futur parc national des Calanques.

 

Ces deux questions importantes pour notre région ont été discutées avec beaucoup d’intérêt et de passion.

 

Les conditions dans lesquelles se prépare la création du parc, suscite beaucoup d’interrogations, de craintes, de désaccords  de la part de différents acteurs (associatifs, syndicalistes, professionnels, de personnalités etc …) A plusieurs reprises ils m’ont sollicité pour me faire part de leurs inquiétudes et  souhaité que le Conseil donne son opinion.

 

Ils m’ont fait part que cette création est ressentie comme une atteinte aux activités professionnelles et au-delà à des pratiques porteuses de tradition, d’histoire, de culture comme la pêche, la  chasse, la plaisance etc. Les associations ont le sentiment d’être des boucs émissaires, responsables des dégradations et de la diminution de la ressource. Alors qu’elles constituent un tissu incomparable de solidarité et de lien social en animant ces activités.

 

Aujourd’hui les atteintes à l’environnement, la diminution, la disparition de certaines espèces ne seraient être imputées aux seuls usagers des sites terrestre et marin. Mais elles ont aussi et surtout des causes profondes liées aux activités humaines et aux retards considérables pris parfois  à mettre en œuvre les politiques et les usages adaptés.  Le document publié par le Conseil Consultatif Régional de la Mer sur la gestion intégrée des zones côtières met fortement en  évidence  ces faits.

 

Le Conseil a estimé qu’un effort d’informations, de concertation de tous les partenaires dans une démarche de démocratie participative est nécessaire pour sensibiliser, responsabiliser l’ensemble des acteurs afin que ce futur parc national des Calanques soit un succès pour tous.  


Le débat a permis de montrer que notre région est riche d’expériences sur la gestion intégrée des zones côtières animée par  de nombreuses structures  comme le parc marin de la Côte Bleue, le parc national de Port Cros, le parc naturel régional de Camargue,  le GIPREB (Etang de Berre), le SIVOM des Maures : sur lesquelles on pourrait s’appuyer.

 

Il estime que le futur parc  national des Calanques, territoire terrestre et marin, doit être un lieu de vie, de lien social, un lieu où des femmes et des hommes exercent une activité économique, de loisir, culturelle, un lieu porteur d’histoire, de tradition de culture .

 

Ce sont toutes ses raisons qui m’ont conduit après avis du comité de pilotage à proposer à l’assemblée générale d’engager ce travail et de mettre nos compétences au service de la concertation pour aider à la réussite de la création de ce futur parc en formulant des recommandations. Par ailleurs, le Conseil régional étant concerné, l’avis ou les recommandations  que nous serons à même de formuler seront accueillis  avec intérêt.

 

Je vous propose comme nous en avons pris l’habitude d’adopter la même méthodologie de travail que nous avons utilisée pour tous les travaux du Conseil qu’elle soit la réflexion la plus collective possible , fondée sur la concertation, l’écoute des différents acteurs et des membres du Conseil.

 

Dans ce but, vous trouverez ci-joint une note qui synthétise les discussions que nous avons eu à leur demande  avec plusieurs interlocuteurs souvent à l’origine du mouvement de contestation. Cela vous permettra de vous faire une première opinion des questions qui sont en débat ainsi que des contre propositions qui sont avancées. J’ espère recevoir de votre part  avant le 15 septembre si possible  vos remarques et propositions.

 

Par ailleurs, le Conseil a décidé d’organiser des auditions durant la première quinzaine  de septembre. Vous serez informé des dates et lieux afin que vous puissiez y participer si vous le souhaitez et si votre emploi de temps vous le permet.

 

En tout état de cause, chaque membre du Conseil recevra un compte-rendu de ces rencontres  afin d’élaborer ensemble un document comportant les réflexions du Conseil ainsi que les recommandations et propositions. Ce document sera discuté lors de la prochaine assemblée générale qui se tiendra le  mardi 28 septembre à Toulon. Ce travail que nous allons engager ensemble, sera  comme toujours dans un esprit constructif avec la volonté d’être utile à la communauté régionale. "


 

 

LE PARC NATIONAL PERIURBAIN DES CALANQUES

Document de travail

 

Compte-rendu des rencontres ayant eu lieu à la demande de plusieurs associations (sociétés nautiques, collectif des amis de la rade, fédérations sportives ( pêche, plongée etc )

 

 

Les conditions dans lesquelles se prépare la création du futur Parc National des Calanques, suscite beaucoup d’interrogations, de craintes, de désaccords exprimés lors de rencontres, de déclarations, de manifestations.

 

Dans les années 80-90, la mise en place d’une structure de protection et de gestion de ce joyau patrimonial  de l’humanité que sont les Calanques a suscité beaucoup de débats.

 

Trois objectifs étaient étroitement liés :

 

  1. protéger et gérer le massif des calanques,
  2. prendre en compte la partie maritime en créant une aire marine protégée sur un périmètre déterminé avec tous les acteurs concernés, fonctionnant comme une réserve à l’image du parc marin de la Côte Bleue,
  3. prenant en compte également le caractère périurbain du futur parc.

 

Les périmètres, les règles de fonctionnement sur terre, en mer et à la périphérie étant définis dans le cadre d’une large concertation impliquant l’ensemble des acteurs.

 

Un territoire terrestre et marin est un lieu de vie, de lien social, un lieu où des femmes et des hommes exercent une activité économique, de loisir, culturelle, un lieu porteur d’histoire, de tradition de culture.

 

C’est pourquoi il avait été souhaité que le futur parc ne soit ni un sanctuaire terrestre et marin dans lequel les hommes et leurs activités n’auraient plus place, ni un espace de laisser aller mais bien un lieu qui concilie de manière harmonieuse grâce à la concertation et la gestion partagée la protection de l’environnement et le développement durable.

 

Depuis le projet du futur parc périurbain a avancé:

 

 

Comment se fait-il alors qu’un projet qui a mobilisé tant de monde, suscite tant d’espoir, cristallise aujourd’hui autant de mécontentement, voire de rejet. En effet entre le projet initial et celui qui est présenté aujourd’hui, il y a distorsion.

 

Le périmètre englobe une vaste zone  débordant largement celle des calanques. De nombreuses communes ont d’ailleurs refusé d’adhérer au périmètre initial. ( Les communes de la Côte Bleue, Aubagne, Carnoux, la Penne sur Huveaune)

 

La charte comporte de nombreux interdits pénalisant nombres d’activités économiques, de loisirs, sportives, sans que pour autant la démonstration soit faite de la nécessité de la pertinence de ces interdits.

 

Cette situation est ressentie comme une atteinte aux activités professionnelles et au-delà à des pratiques porteuses de tradition, d’histoire, de culture comme la pêche, la  chasse, la plaisance etc. Les associations qui animent ces activités constituent un tissu incomparable de solidarité et de lien social. De surcroît elles ont le sentiment d’être des boucs émissaires, responsables des dégradations et de la diminution de la ressource.

 

Le manque de concertation. Malgré les affirmations  de nombreux responsables, une véritable concertation n’a pas eu lieu.  Le sentiment chez de nombreux partenaires prévaut que les décisions majeures sont déjà arrêtées.

 

Comment  peut-on sortir de cette situation ?

Que proposent nos interlocuteurs :

Il est nécessaire que les dirigeants du GIP, les élus locaux, les représentants de l’Etat prennent la mesure du mécontentement. Passer en force en misant sur une hypothétique démobilisation serait une lourde erreur qui ne résoudrait aucun problème mais mettrait en place une usine à gaz ingérable minée par de multiples conflits et à terme vouée à l’échec.

 

Selon eux il faudrait :

 

  1.  geler le projet actuel dans l’ampleur de son périmètre et ses interdits,
  2.  reprendre le projet initial, recentrer sur les calanques partie terrestre et marine en consultant et associant réellement toutes les parties à la fois pour redéfinir les périmètres, les règles d’usage, les modes de gestion pour définir les modalités de création d’une aire marine protégée fonctionnant comme une réserve. Le projet a déjà été réduit, et rien ne s’oppose à ce qu’il soit encore modifié  pour en  revenir aux objectifs initiaux .

 

Cette solution, de bon sens aurait l’avantage de mettre un terme à de faux débats, de débloquer la situation , de construire enfin une expérience de gestion concertée, citoyenne sur le site le plus emblématique.

 

Enfin certains ont indiqué que devant cette situation, ils souhaitaient la mise en place d’un  parc régional. ( Il est probable que cette proposition apparaît à leurs auteurs comme plus efficace. L’image des parcs régionaux comme du parc marin de la Côte Bleue étant  très bonne)

 

Nos interlocuteurs ont également tenu à souligner que la protection de l’environnement, le respect des espèces, la gestion des zones côtières ce sont  bien sûre des règles, la mise en place de structure de gestion de sites particulièrement riches ou menacées. C’est aussi et de manière concomitantes toute une série de choix, de moyens à dégager pour accorder les discours et les actes.

 

Dans cet esprit , ils ont souvent indiqué que l’on pourrait s’inspirer très largement de l’expérience positive des nombreuses structures existantes dans la région : parc marin de la Côte Bleue, le  parc national de Port Cros, le parc naturel régional de Camargue,  le GIPREB ( Etang de Berre) ,le SIVOM des Maures .

 

Les atteintes à l’environnement, la diminution, la disparition de certaines espèces ne seraient être imputées aux seuls usagers des sites terrestre et marin. Mais elles ont aussi et surtout des causes profondes liées aux activités humaines et aux retards considérables pris parfois  à mettre en œuvre les politiques et les usages adaptés. ( Le document publié par le Conseil Consultatif Régional de la mer sur la gestion intégrée des zones côtières met fortement en évidence ces faits.)

 

En conclusion :

 

Les idées principales qui se dégagent de ces rencontres sont les suivantes :

 

Tous nos interlocuteurs sont d’accord sur la création d’un parc  ayant pour objectif de protéger cet espace mais ce sont l’ampleur du périmètre et la multiplication des interdits qui posent problème

 

Tous sont d’accord pour s’appuyer sur ce qui existe déjà : le parc marin de la Côte Bleue, le  parc national de Port Cros, le parc naturel régional de Camargue,  le GIPREB ( Etang de Berre) ,le SIVOM des Maures : des expériences réussies et reconnues par tous.

 

Tous sont d’accord de protéger cet espace terrestre et marin mais pas sous la contrainte et souhaitent que s’engage un réel débat pour déboucher ver un projet partagé par tous.

 

Tous sont inquiets des pouvoirs exorbitants octroyés au directeur du parc nommé par arrêté ministériel.

 

 41-copie-1

 Marseille - Calanque de SORMIOU.

 

 

Si vous souhaitez publier votre article dans LES CIOTADENS PARLENT AUX CIOTADENS, adressez photos et article à:

bloglaciotat@yahoo.fr

 

41-copie-1

 

LA VIGIE.


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P
<br /> Quelques réflexions adressées aux politiques de toutes tendances, concernant le projet de Parc National des Calanques:<br /> <br /> Je souhaite vous faire part de ma profonde interrogation devant la façon dont est traité le sujet du Parc National des Calanques à Marseille. Après m'être informé sur le contenu de ce projet, après<br /> de nombreuses interrogations, je sais enfin où va mon avis sur la question. Je précise que j'occupe 6 mois par an des fonctions marketing, les 6 autres mois j'exerce le métier de marin<br /> professionnel au commerce. Donc 6 mois sur terre et 6 mois en mer …<br /> En définitive, je partage l'avis de tous ceux qui ont continué de manifester en mer vendredi 11 février et samedi 12/02/2011 autour du Vieux-Port de Marseille.<br /> <br /> Si la question posée est bien celle de la préservation de l'environnement, pour ce qui concerne le domaine maritime ne s'agit-il pas avant tout de régler complètement et définitivement la question<br /> des égouts de Cortiou qui saccagent depuis des décennies les fonds de l'Archipel de Riou, de la rade de Marseille et de bien au-delà encore, celle aussi des boues de Gardanne qui se déversent à la<br /> Joliette et aussi celle de l'Huveaune qui déborde en cas de fortes pluies, contraignant ainsi à fermer les plages de Marseille en plein été ?<br /> <br /> Qui peut vraiment croire que lorsqu'on aura balisé certains accès, posé quelques interdits, posté quelques gardes, distribué quelques jolis flyers d’information, réalisé quelques actions de<br /> prévention, rationalisé la petite pêche (qui soit dit en passant, s'agissant de sa principale ressource, s'autocensure déjà toute seule), communiqué au monde entier les vertus bleues et vertes de<br /> ce joyau local, départemental, régional et national pour l'inviter à venir le découvrir, qui peut vraiment croire que les causes de dégradation des fonds et de disparition des espèces seront<br /> neutralisées et les générations à venir assurées de pouvoir assister aux mêmes spectacles naturels que nous aujourd’hui ? Ce serait se donner bonne conscience à prix cassés.<br /> C'est un vrai traitement du sujet que nous voulons, un vrai débat, pourvu de sens. Aujourd'hui, on peut dire et écrire que ce débat est insensé, plus qu'incomplet. Voilà ce que nous attendons des<br /> politiques, de tous les politiques.<br /> Nous voulons donc que soit définitivement traité le coeur même de la question: encore une fois personne aujourd'hui ne peut faire comme si l'on ne savait pas que les égouts de Cortiou dégueulent au<br /> coeur même des calanques de Marseille et de Cassis. A Marseille, les professionnels de la mer dénoncent cela depuis très longtemps, depuis bien avant le projet de Parc National des Calanques. Cette<br /> question n’a jamais été réglée. Mettre sur la table de la population un Parc des Calanques sans poser un seul regard sur les égouts, n’est-ce pas utopique, n’est-ce pas aussi aller au-delà de<br /> l’acceptable ?<br /> <br /> Si les véritables causes de pollution ne sont pas traitées maintenant, elles continueront, Parc des Calanques ou pas, à tuer faune et flore marine, et ce sera bientôt totalement irréversible. Tout<br /> le monde le sait.<br /> Ne s'agirait-il pas, sinon, du seul Parc National au monde dans lequel on déverserait tous les égouts d'une ville de près d'un million d'habitants ? Je doute que ce soit cela que vous attendez.<br /> <br /> Enfin, je rajouterais que le sujet du périmètre du Parc en lui-même ne pourra se poser qu'après ces sujets fondamentaux traités.<br /> Sur ce point, on peut se demander si "autoriser" des zones au détriment d'autres au sein d'un même périmètre maritime ne conduira pas, à très court terme, au saccage de secteurs actuellement en<br /> équilibre fragilisé, donc précaire. L'archipel du Frioul, à titre d'exemple, est déjà très fréquenté à certaines périodes: pour ne parler que de la zone terrestre de cet archipel, on arrive déjà à<br /> 4000 visiteurs déposés sur Pomègues et Ratonneau certains jours de plein été, pour seulement 150 résidents permanents. La station d'épuration du Frioul ne suit pas, elle atteint régulièrement son<br /> seuil de saturation et la pollution olfactive laisse présumer du reste... ainsi, si l'on crée des zones autorisées, la sur - concentration de population des usagers de la mer sera inévitable. On<br /> n'aura rien réglé du tout, peut-être même aura-t-on contribué à une aggravation de la situation.<br /> <br /> Pour l’instant, à Marseille on protège la pollution et on élimine lentement mais sûrement la ressource…<br /> En clair : ne pas mettre la charrue avant les boeufs, c'est le minimum, mais mettre la charrue sans les boeufs, c'est carrément ridicule. Commençons par le début, cela coûtera moins cher à la<br /> collectivité et cela sera sûrement plus visible et beaucoup plus efficace.<br /> <br /> Supprimons les égouts de Cortiou et toutes les autres formes de pollution massive récurrente (boues, Huveaune...), installons au Frioul une station d'épuration de capacité suffisante et ensuite,<br /> oui, rationalisons aussi ce qui doit encore l'être dans nos actes d'humains au contact de la nature. Mais pas l'un, sans l'autre...<br /> <br /> Au travers de ce message vous pouvez donc constater que ceux qui s'époumonent pour qu'un Parc actif soit construit ne sont donc pas contre le parc, mais pour un Parc Naturel intelligent, travaillé<br /> par tous les acteurs concernés, c'est-à-dire avec une gouvernance cohérente et représentative.<br /> <br /> Je vous remercie de m'avoir lu, j'espère que vous entendrez le sens de mon indignation et, surtout, j'espère que le débat sera très prochainement élevé.<br /> Nous en avons tous besoin, la faune, la flore et les humains.<br /> Pierre-Jean AYMES<br /> <br /> <br />
D
<br /> le développement du tourisme passe aussi par l'utilisation du camping car. NON POLLUANT ET AUTONOME EN ENERGIE ; Il serait souhaitable qu'un aire payante municipale ou régionale soit implantée sur<br /> un des sommet de la route des cretes non visible de la cote. D'une durée DE STATIONNEMENT DE 24 OU 48 H MAXI. CELA PERMETTRAIT DE SE METTRE AU GOUT DU JOUR DU TOURISME MODERNE ET ECOLOGIQUE EN<br /> PERMETTENT DES VISITES FAMILLIALES de ce parc . En dehors des campings archi bondés ;rien ne semble envisagé pour accueillir cette clientéle ayant un pouvoir d'achat non négligeable pour l'économie<br /> locale . trop Chasser le campingcar du littoral est une erreur, c'est un véhicule touristique aussi respectable qu'une voiture ou un car avec un impact direct sur le commerce local . organiser qq<br /> emplacements autorisés et payants seraient bien souhaitable<br /> <br /> cordialement<br /> <br /> <br />