GARDE A VUE...RIEN NE VA PLUS.
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Ce n'est pas d'hier que la garde à vue est dénoncée......trop d'abus policiers lors de la GAV.
On a l'habitude de dire que la GV est un espace de non-droit.....Tout est possible pendant ce moment qui peut être très long, trop long.... jusqu' à 4 jours...
Le gardé à vue est coupé du reste du monde. La visite d'un avocat, dès la première heure de GAV est souvent un leurre..L'avocat ne dispose d'aucune prérogative qui lui permette d'assurer pleinement la défense de son client....l'avocat n'a pas accès au dossier et n'assiste pas son client lors des interrogatoires de police ou de perquisitions...Il peut juste noter sur un registre des observations ( s'assurer que le gardé à vue bénéficie des soins, la visite d'un médecin , la prise de médicaments, de nourriture...).
Cependant la visite d'un avocat choisi par le gardé à vue ou d'un avocat commis d'office est une mesure qui n'est pas rigoureusement appliquée par les policiers....lesquels ne souhaitent pas s'encombrer de la présence d'un avocat, empêcheur de tourner en rond...ou qui prolonge la procédure.
Humiliation, fouille à corps, mis à nue dans les geôles du commissariat, un lieu souvent infecte gagné par une odeur pestilentielle...local crasseux. Le gardé à vue se trouve mis dans des conditions dégradantes...le pire: la nuit dans la geôle du commissariat de La Ciotat...une couverture dont il est préférable de ne pas se couvrir...la nuit, sur une banquette en béton en guise de lit...
Après un tel régime, le gardé à vue est prêt à signer n'importe quoi, pour se sortir de là, sans avoir la précaution de lire ce qu'il va signer..
Il est fréquent qu'à la fin de la GAV, le policier soumette à la signature l'ensemble des P.V. y compris celui qui mentionne ( une croix dans une case) que le gardé à vue a renoncé à faire appel à un avocat...
Il est temps que cela cesse et que la réforme de la procédure pénale autorise la présence de l'avocat dès le début de la mesure, et que le conseil puisse avoir accès au dossier...dans le respect du contradictoire et la dignité de la personne humaine.