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LA CIOTAT:actualité politique,sociale,culturelle et économique de la Ciotat

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BIODIVERSITE: UNE AFFAIRE POUR LE MARCHE.


LES CIOTADENS PARLENT AUX

CIOTADENS

 

 

 

 

Les banques de compensation entrent en jeu

 

Ces services fondés sur les écosystèmes, en cours et à venir, impliquent de protéger  la biodiversité. Tous les moyens sont envisagés. Jacques Berney, vice-président de la branche suisse de l’IWMC World Conservation Trust, estime nécessaire de détruire les espèces envahissantes car elles génèrent une véritable « pollution biologique ».  Il propose également des aires de protection sous forme de parcs nationaux, sans toutefois dépasser  30% d’un territoire national, car  « c’est un maximum ».

L’actuel président de l’ICREI, Max Falque, préfère quant à lui les aires de protection privées à l’image des « land trust » américains ou britanniques , car « la gestion publique verse rapidement dans la bureaucratie ». Harvey Jacobs, de l’université  du Wisconsin-Madison, a d’ailleurs précisé  que les 1 500 land trust américains, financés par des donateurs bénéficiant « d’avantages fiscaux substantiels », étaient gérés par des ONG. Pour Alain Madelin, co-fondateur de l’ICREI, le rôle de l’État doit se « limiter à ce que la société ne peut ou ne sait pas faire ». La protection de la biodiversité doit se calquer sur le marché des droits à polluer,  «  une application exemplaire de l’idéologie libérale ».  « Laissons les acteurs économiques répartir ces droits » a-t-il conclu.

Cela implique de dissocier le droit de propriété de son usage, en faisant intervenir des banques de compensation. Ainsi,  le « Farm Bill »  de 2008 a demandé au ministère de l’Agriculture des États-Unis d’organiser des marchés environnementaux au profit des agriculteurs, sur le modèle des « banques de compensation qui existent déjà pour les zones humides » a expliqué Capucine Chamoux, de l’ambassade américaine à Paris. Une société privée finance, via un crédit bancaire, la restauration d’une zone humide. « Celui qui offre la meilleure prestation au plus bas prix emporte le marché ».

Les compensations peuvent également récompenser les agriculteurs vertueux. En 2012, le « Farm Bill » obligera les collectivités publiques ou sociétés de traitement des eaux, à reverser des  crédits aux agriculteurs qui réduiront leurs épandages de phosphore et d’azote.

Les agriculteurs américains pourraient élargir ce procédé aux promoteurs immobiliers qui interviennent en ville, en leur vendant des droits à construire au lieu de vendre leur terre au moment du départ en retraite. Le Farm Bill envisage cette possibilité.

 

Paiement et compensation des services environnementaux (PSE)

 

« Selon une convention proposée par la FAO, les services environnementaux sont une sous-partie des services écosystémiques » a rappelé Alain Karsenty, chercheur du CIRAD. L’idée des PSE remonte à Ronald Coate, prix Nobel de l’économie en 1991 (école de Chicago), reprise par Sven Wunder (2005) :  puisque les écosystèmes fournissent des services essentiels au bien-être humain, pourquoi ne pas payer pour eux ? Ainsi, les bénéficiaires des services fournis par les écosystèmes (tels que la régulation de l’eau, la régulation du climat, la beauté des paysages et la préservation de la biodiversité) paient directement, et de manière contractuelle, une compensation aux exploitants locaux qui adoptent des modes d’utilisation de la terre et des ressources garantissant la préservation de ces services. La FAO a proposé une convention pour développer cette pratique dans les pays du Sud, notamment pour compenser l’arrêt de certains droits ou usages (notamment le cas de la culture sur brûlis…). « Toutefois, le PSE ne fonctionne ne repose que sur la pauvreté. Il ne fonctionne pas avec les multinationales, en particulier celles qui détruisent les forêts pour planter des palmiers à huile. Il ne fonctionne qu’avec des petits paysans qui acceptent de recevoir des compensations en mettant fin à leurs droits d’usage. » rappelle Alain Karsenty.

En Europe, Vittel est le meilleur exemple de PSE : la qualité de l’eau de source étant menacée par les  engrais et les pesticides, la société a payé directement les exploitants qui changeaient leurs pratiques agricoles afin de diminuer le taux de nitrates dans l’eau.  Ce système de compensation intéresse aujourd’hui Véolia et Suez.

 

 


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COMITE ECOLOGIQUE DE SAUVEGARDE DE LA CIOTAT.


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