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C'est en l'absence du maire, Patrick Boré, "en congés" selon les dires de son premier adjoint Guy Patzlaff, que s'est déroulée hier soir une séance du conseil municipal peu ordinaire. Les élus n'avaient en effet à se prononcer que sur deux délibérations, des avis dans le cadre d'enquêtes publiques en cours. La première porte sur des travaux à venir dans la Grande forme des chantiers navals*, et la seconde, qui a fait couler beaucoup d'encre ces dernières semaines, sur l'activité de l'usine Altéo de Gardanne et la poursuite par celle-ci de rejets d'effluents en mer.
L'adjoint au maire délégué à l'environnement, Noël Collura, a rappelé en quelques mots l'historique de ces rejets et les quelques "20 millions de tonnes de boues rouges déversées par l'industriel depuis 1966" au large de Cassis, avant d'appeler les élus du conseil à prononcer un avis défavorable à l'autorisation pour Altéo de poursuivre ses rejets.
Le FN Hervé Itrac s'est livré le premier à une attaque en règle contre le Parc National des Calanques, qui "caresse l'industriel dans le sens du poil", mais aussi contre la ville de La Ciotat qui "n'a jamais entrepris la moindre action contre les boues rouges et s'est réveillée il y a un mois", reprochant au maire son absence à Gardanne, vendredi dernier, et de ne pas avoir organisé à La Ciotat une réunion publique sur le sujet, émettant des doutes sur la sincérité de son action de communication autour du sujet. Il s'en est pris aussi à Danielle Milon, maire de Cassis, qui, dit-il, a été "ouvertement favorable à la continuation des rejets".