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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 03:00

Eglise Notre Dame

 

 

 

 

LES CIOTADENS PARLENT AUX CIOTADENS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN DE BAUMUGNES

Jean GIONO

                    

 

Il ya 35 ans, quand j'ai lu pour la première fois « Un de Baumugnes » de Giono, je comprenais aisément cette langue de la campagne, je l’entendais chez mes cousins dans l’Aveyron, une langue bourrue , une langue qui chante la poésie de la terre.

Et ce weekend, en relisant le livre au bord de l’eau, j’ai compris que notre monde avait changé, profondément………………

Ci-dessous un petit florilège de descriptions qui fleurent bon le pas des marcheurs, le cœur des paysans d’autrefois, tout simple :

 

« Ils sont arrivés sur cette petite estrade de roche, au bord des profondeurs bleues, tout contre la joue du ciel, et il y avait là encore un peu de terre à herbe, et ils ont fait Baumugnes »

 

« Ce matin –là, beau jour couleur de paille et à peine né que, parfumé à la rose, il riait en jouant dans les peupliers »

 

« Je l’ai vue, à travers le voile d’un saule,(…) dans un champ lisse comme du poil de chat »

 

« Quand c’est de finesse qu’il faut travailler, j’aime bien que le vent me flûte autour des oreilles »

 

« Jai beau être fatigué, moi , les bords de mon sommeil, c’est cassant comme du verre » (pour dire qu’il a le sommeil léger)

 

« J’avais éteint ma chandelle, et dans le noir, j’avais doucement ouvert la fenêtre et je m’étais accoudé au bord de la nuit »

 

« Alors j’entends quelque chose(…) comme le vol des perdrix, l’appel du berger et le ronflement des hautes herbes des pâtures qui se baissent et se relèvent toutes ensemble, sous le vent »

 

« on entendait un vent haut qui voyageait de nuit dans la direction de l’Afrique »

 

La marche : « le jour les yeux peuvent s’amuser, le regard gambade devant et par coté comme un bon chien, et il rapporte des choses plaisantes : tantôt une pomme, tantôt un verger avec ses fleurs »…

 

« C’était l’aube. On avait comme délayé de la chaux dans le ciel. Il y avait encore des plaques de nuit dans les vallons et sur l’autre bord de la Durance »…

 

La tétée : « Monsieur Pancrace (le bébé) avait sorti sa petite main et il caressait l’outre douce, et il y pianotait dessus avec ses doigts comme des allumettes »

 

« Le ciel saignait comme une grenade mûre »

 

« Le vent qui était comme une infusion de verdure »

 

« Voilà », c’est le dernier mot du livre, c’est celui qui clos une belle histoire d’amour, une histoire de paysans droits , beaux, rudes comme leur terre et sensibles , poètes, lumineux.

 

125 pages de bonheur, 125 pages où nos 5 sens sont sollicités, où nous cherchons dans notre mémoire les tableaux des impressionnistes, où nos oreilles écoutent le vent, l’herbe, où nos bras sont usés par les travaux des champs, où nous cherchons le goût de la soupe et du lard, où notre cœur retrouve le lustre des belles âmes.

 

Peut-être vous aurais-je donné envie de le relire ?

En tous les cas je remercie  mon club de lecture de m’avoir replongé dans cet univers.

 

 

 

 

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A24-copie-1.jpgSABINE.

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